Kasaï-Central : Le panier de la ménagère respire à Demba grâce à une moisson abondante

Une vague de soulagement traverse les foyers du territoire de Demba. Après des périodes de tension inflationniste, les marchés de la cité et des environs affichent une baisse spectaculaire des prix des produits de première nécessité, particulièrement pour le maïs, base de l'alimentation locale.

Le "Meka" de maïs en chute libre

Les relevés de prix effectués sur les principaux marchés de Demba confirment une tendance baissière qui redonne du pouvoir d'achat aux familles :

  • Réduction des prix : On observe une baisse allant de 1 000 à 1 200 francs congolais par mesurette (Meka).

  • Accessibilité : Cette déflation localisée permet aux ménages les plus modestes de diversifier leur alimentation, la part du budget consacrée aux céréales étant considérablement allégée.

Les facteurs de cette embellie économique

Cette situation n'est pas le fruit du hasard, mais la conséquence de plusieurs facteurs conjugués :

  1. Production record : La saison agricole actuelle a été particulièrement généreuse. Les agriculteurs locaux récoltent les fruits d'un climat favorable et d'un engagement accru dans les champs.

  2. Approvisionnement fluide : Contrairement aux mois précédents, les circuits entre les zones de production (champs) et les centres de consommation (marchés) ne souffrent d'aucune rupture de stock.

  3. Diversification : Outre le maïs, les légumes et autres tubercules inondent les étals, créant une saine concurrence qui profite au consommateur final.

Réactions : Satisfaction générale et espoir de durabilité

  • Les consommateurs : « Nous pouvons enfin remplir nos stocks sans nous ruiner », se réjouit une mère de famille au marché central de Demba.

  • Les commerçants : Bien que les marges unitaires diminuent, l'augmentation du volume des ventes compense cette baisse et dynamise les échanges commerciaux.

  • Les autorités locales : Elles y voient un signe encourageant pour la sécurité alimentaire de la province et exhortent les producteurs à ne pas relâcher leurs efforts pour la saison prochaine.

Le défi de la conservation

Si l'abondance actuelle est une bénédiction, elle pose le défi du stockage. Pour maintenir ces prix bas dans les mois à venir et éviter le gaspillage, les observateurs suggèrent le renforcement des structures de conservation (entrepôts, séchoirs) pour éviter que l'offre ne chute brusquement lors de la prochaine période de soudure.

Gilbert Kabongo

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