Kasaï-Central : L'AUC soutient les « lignes rouges » de Félix Tshisekedi sur le dialogue national

L'actualité politique reste dominée par l'ouverture solennelle du Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi, en faveur d'un dialogue national inclusif. Depuis le Kasaï-Central, le parti politique AUC (Action pour l'Unité du Congo) a réagi avec force par la voix de son Inter-fédéral, Costa Kabanangidi, pour saluer la fermeté présidentielle sur les conditions de ces assises.

Une souveraineté affirmée : "Le Congo doit se parler chez lui"

Lors de l’échange de vœux avec le corps diplomatique le 31 janvier dernier, le Président de la République a posé les jalons d'une rencontre qu'il veut souveraine. Pour Costa Kabanangidi, ces conditions sont le gage d'une maturité politique retrouvée :

  • Lieu du dialogue : Le refus de délocaliser les échanges à l'étranger. « C'est affirmer la souveraineté de la RDC. Le Congo doit se parler chez lui, sans donner l'impression que son avenir se décide ailleurs », souligne le cadre de l'AUC.

  • Respect des institutions : Le dialogue ne doit pas servir de prétexte pour remettre en cause les autorités issues du suffrage universel, protégeant ainsi le socle démocratique du pays.

Les "lignes rouges" : Pas de place pour les agresseurs

Le Président Tshisekedi a été limpide : le dialogue ne sera pas une zone d'ombre où se diluent les responsabilités.

  1. Exclusion des rebelles : Pas de négociation avec les dirigeants de l’AFC/M23, condamnés par la justice congolaise. Le dialogue ne doit en aucun cas servir à blanchir une agression armée.

  2. Cadre institutionnel : La rencontre doit être organisée par les institutions nationales, dans le strict respect de la Constitution.

Une convergence nationale et internationale

L'idée de ce dialogue, bien qu'encadrée par le pouvoir, rencontre un écho favorable au-delà de la majorité :

  • Les Confessions religieuses : La CENCO et l'ECC ont longtemps plaidé pour ces échanges afin de décrisper le climat politique.

  • Les Partenaires internationaux : La France et la Belgique encouragent cette voie pour stabiliser l'Est du pays et renforcer la cohésion nationale.

L'appel à la Communauté Internationale

Au-delà du dialogue interne, Félix Tshisekedi a profité de la tribune diplomatique pour exiger des actions concrètes. Il ne s'agit plus seulement de "condamner" l'agression, mais de soutenir activement la souveraineté du Congo face aux menaces extérieures.

« Refuser toute remise en cause des institutions, c'est défendre un principe fondamental de la démocratie. » — Costa Kabanangidi, AUC Kasaï-Central.

Gilbert Kabongo

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