Le FMI valide les réformes budgétaires du Gouvernement congolais



Une étape décisive vient d'être franchie dans la consolidation de la crédibilité financière de la République Démocratique du Congo. Ce vendredi, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito, a reçu au Centre financier de Kinshasa une délégation du Fonds Monétaire International (FMI).

À l'issue d'une mission d'assistance technique de deux semaines, les experts de Washington ont exprimé leur satisfaction quant aux réformes structurelles visant à assainir l'exécution de la dépense publique.


Les deux piliers de la mission du FMI

Conduite par Jean-Baptiste Gros, la mission s'est concentrée sur l'audit technique des mécanismes financiers de l'État avec deux objectifs majeurs :

  1. Efficacité de la dépense : Analyser les processus pour s'assurer que chaque franc congolais décaissé atteint son objectif réel.

  2. Transparence et Reporting : Améliorer la qualité de l'information financière mise à la disposition du public et des partenaires au développement.

La réforme phare : La déconcentration de l'ordonnancement

Le point culminant des discussions a porté sur une innovation administrative majeure qui entrera en vigueur dès février 2026 : la déconcentration de l'ordonnancement.

  • Le principe : Transférer le pouvoir de décider de la dépense du seul Ministère du Budget vers les ministères sectoriels.

  • La phase pilote : Quatre ministères stratégiques ont été sélectionnés pour tester ce nouveau mécanisme.

  • L'avantage : Réduire les goulots d'étranglement administratifs et accélérer l'exécution des projets gouvernementaux.

Une satisfaction mutuelle pour la suite

Jean-Baptiste Gros a salué la "faisabilité technique" du plan présenté par Adolphe Muzito et son adjoint Elysé Bokumwana. Pour le Gouvernement, ce satisfecit du FMI est un signal positif envoyé aux investisseurs internationaux, confirmant que la RDC s'engage résolument vers une gestion rigoureuse et moderne de ses finances publiques.

Cette dynamique de réformes est essentielle pour garantir la stabilité macroéconomique du pays et financer durablement les infrastructures prévues dans le programme quinquennal.

Gilbert Kabongo

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