Dans le cadre de la modernisation de l’appareil étatique, le Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction Publique, Jean-Pierre Lihau, a officialisé une mise en place générale des Secrétaires Généraux. Cet acte administratif majeur vise à insuffler un souffle nouveau au sein des ministères et à briser l'immobilisme administratif.
Le principe de mobilité : Fin du "droit de propriété" sur les postes
L’un des points saillants de cette réforme est l'application rigoureuse du principe de mobilité. À titre d'exemple, le Secrétaire Général Pierrot Nke quitte le ministère du Budget pour rejoindre celui des Transports.
Cette rotation repose sur une vision claire :
Transversalité des compétences : Un haut fonctionnaire doit être capable de servir l'État dans divers secteurs.
Neutralité administrative : Éviter l'enracinement qui peut parfois nuire à l'objectivité et à l'innovation.
Intérêt général : L'affectation est dictée par les besoins de performance de la République et non par des préférences individuelles.
Une mise en place sous le signe de la légalité
Le VPM Jean-Pierre Lihau a insisté sur le caractère légal, régulier et républicain de cette opération. Contrairement aux idées reçues, aucun Secrétaire Général ne jouit d'un droit de jouissance perpétuel sur un maroquin spécifique. L'Administration est une structure vivante régie par :
Le Statut des agents de carrière de l'État.
L'obligation de résultat.
La discipline républicaine.
L'efficacité comme boussole
Cette réorganisation intervient à un moment où le Gouvernement cherche à accélérer la mise en œuvre de son programme d'actions. En plaçant "l'homme qu'il faut à la place qu'il faut", la Fonction Publique se dote d'un levier de performance accru. Cette décision s'impose désormais à l'ensemble des cadres dirigeants, marquant une étape supplémentaire vers une administration congolaise moderne, agile et totalement dévouée au service du citoyen.
Gilbert Kabongo

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