Le profil du technocrate face aux enjeux de Mbuji-Mayi
L'ascension d'Albert Baya dans les pronostics ne relève pas du hasard. Alors que le secteur extractif provincial traverse une zone de turbulences, son profil d'ingénieur et de "technocrate de terrain" rassure.
Expertise technique : Contrairement à une nomination purement politique, le choix de Baya marquerait un retour à la maîtrise des dossiers complexes (concessions, géologie, normes environnementales).
Médiation sociale : Il est perçu comme l'homme capable de pacifier les relations souvent tendues entre la MIBA(Minière de Bakwanga), les investisseurs privés et les milliers d'exploitants artisanaux.
Trois défis majeurs pour le futur commissaire
Si sa nomination est confirmée par l'exécutif provincial, Albert Baya héritera d'un cahier des charges particulièrement lourd :
Lutte contre la fraude minière : Canaliser la production vers les circuits officiels pour maximiser les recettes de la province.
Sécurité des creuseurs : Améliorer les conditions de travail dans les carrières artisanales pour réduire les accidents et les abus.
Transparence et Gouvernance : Restaurer la confiance des partenaires techniques par une gestion claire des droits et redevances miniers.
Un signal politique fort
Le remplacement de Berthe Lumbala est scruté par les observateurs comme un test de crédibilité pour le Gouvernorat. Choisir Albert Baya, c’est privilégier la stabilité et la compétence sur le clientélisme.
« Albert Baya n'est pas seulement un nom, c'est une vision. Il a la capacité de rassurer les partenaires tout en restant à l'écoute de la base » — Analyse d'un expert local.
L'attente du verdict final
Alors que les tractations s'intensifient dans les états-majors politiques, l'ingénieur Baya semble avoir une longueur d'avance. Pour les acteurs du secteur extractif, son arrivée pourrait marquer le début d'une ère de réformes structurelles indispensables pour que les mines profitent enfin directement au développement du Kasaï-Oriental.
Gilbert Kabongo

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