Kasaï Central : Le cri d'alarme du député Marcel Tshipepele sur l'Athénée Royal de Kananga



L'image de modernité promise par les projets présidentiels au Kasaï Central se heurte à une réalité amère. En vacances parlementaires dans sa circonscription, le député national Marcel Tshipepele a effectué une visite d'inspection à l'Athénée Royal de Kananga, un établissement historique censé renaître de ses cendres, mais aujourd'hui à l'abandon.

Un "Bijou" en plein délabrement

Réhabilité à grands frais pour offrir un cadre d'élite aux élèves de la province, le complexe scolaire présente aujourd'hui un visage désolant. Le constat de l'élu national est sans appel :

  • Végétation envahissante : Le site est désormais colonisé par de hautes herbes.

  • Dégradation précoce : La peinture s'écaille déjà et des malfaçons sont visibles sur les structures.

  • Travaux inachevés : Plusieurs bâtiments ne sont pas terminés, rendant l'exploitation du site impossible.

L'abandon des travaux par les entreprises

Selon les éléments recueillis par l'honorable Tshipepele, le blocage serait d'ordre contractuel. L'une des entreprises chargées de l'exécution aurait quitté le chantier, pointant du doigt le non-respect des engagements financiers ou administratifs de l'État.

« Je suis profondément choqué par l’état d’abandon de ce bijou offert par le Chef de l’État. Cet établissement risque de tomber dans l’oubli si rien n’est fait », a martelé le député.

Le spectre des projets inachevés

Le cas de l'Athénée Royal n'est malheureusement pas isolé. Marcel Tshipepele s'inquiète de voir ce projet rejoindre la liste des chantiers fantômes qui minent le développement du Kasaï Central, malgré la volonté affichée par la Présidence de la République et les fonds alloués.

Cet état de fait soulève la question du contrôle et du suivi des travaux par les services techniques provinciaux et nationaux pour éviter que les investissements publics ne finissent en ruines avant même leur inauguration.

Gilbert Kabongo

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