Après une longue période d'incertitude administrative ayant duré onze mois, le climat politique s'éclaircit pour les chefs des territoires de Katanda, Kabeya Kamwanga et Miabi. Un télégramme officiel du Vice-Premier Ministre (VPM) en charge de l’Intérieur et de la Sécurité vient de mettre fin à leur suspension, ordonnant leur réintégration immédiate.
Rappel des faits et motifs des suspensions
Les trois administrateurs avaient été écartés par le Gouverneur de province pour des griefs spécifiques touchant à l'éthique et à la légalité administrative :
Aron Mbuyi Bukasa (Katanda) : Il lui était reproché de résider en dehors de sa juridiction, préférant le confort de la ville à son territoire de gestion.
Muamba Mbiya Willy (Kabeya Kamwanga) : Sa suspension faisait suite à des abus graves ayant entraîné une condamnation judiciaire à quatre ans de servitude.
Tshibasu Bashiya Pierre (Miabi) : Sanctionné pour avoir interféré de manière illégale dans les relations entre les chefs coutumiers et l’Assemblée provinciale.
Le verdict du Ministère de l'Intérieur
La décision de réhabilitation repose sur un principe de droit administratif fondamental : la charge de la preuve.
Selon les termes du télégramme, l'exécutif provincial n'a pas été en mesure de fournir les preuves tangibles et les dossiers complets étayant ces accusations dans les délais légaux prescrits. En l'absence de preuves matérielles transmises à la hiérarchie nationale, le VPM a jugé nécessaire de rétablir ces autorités pour éviter un vide administratif prolongé.
Un défi pour la cohabitation provinciale
Cette réhabilitation, imposée par Kinshasa, pose désormais la question de la collaboration future entre ces trois administrateurs et le Gouverneur de province. Pour le bon fonctionnement de la territoriale au Kasaï-Oriental, une harmonisation des rapports est essentielle afin de poursuivre les projets de développement, notamment à Kabeya Kamwanga, centre d'intérêt majeur pour les projets pétroliers en cours.
« Le respect des procédures administratives est le garant de la stabilité de nos institutions locales. »
Gilbert Kabongo

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